Le cru de 2021 de la BT dépasse tous les pronostics. Après le « faux pas » de 2020 sur fond de la flambée des provisions sur les créances, notamment des provisions collectives, la doyenne des banques tunisiennes s’est largement rattrapée en 2021. La banque est parvenue à pallier l’atonie de son activité d’exploitation et aux pressions inflationnistes grâce à sa gestion rigoureuse et à sa bonne culture de risque. L’enveloppe des provisions constatée l’année dernière a chuté de 80,4%, libérant un important potentiel de croissance bénéficiaire. Le bilan de 2021 devrait, ainsi, entrer dans les annales, 2021, étant l’année des bénéfices les plus élevés jamais enregistrés par la banque. Notons que la BT est aux côtés de la BNA, les seules banques qui ont pu, en 2021, dépasser les niveaux de bénéfices d’avant Covid.

En bourse, la BT s’est bien défendue depuis le début de l’année, après deux années en berne. Le cours de l’action a changé de trajectoire saluant la croissance notable des bénéfices et l’annonce d’un dividende par action de 0,280Dt, soit un payout de 39%, malgré les restrictions imposées par la BCT sur la distribution des dividendes par les banques et les établissements financiers au titre de l’exercice 2021 (selon la note de la BCT n°2022-11 du 25 Mars 2022).

La BT est une banque suffisamment armée pour s’accommoder avec les contraintes de son environnement opérationnel. La banque devrait, dans les prochaines années, capitaliser sur ses atouts pour surmonter la morosité ambiante: une assise financière solide et un niveau de solvabilité des plus confortables du secteur, une productivité à la pointe du secteur, une politique de crédit historiquement sélective et un système rigoureux de pilotage des risques. Nous recommandons de conserver la valeur avec des perspectives positives.