La BT a affiché au titre de l’exercice 2020 des réalisations contrastées. Si l’activité intrinsèque s’est bien défendue face à la crise de la Covid-19, le constat est tout autre au niveau de la rentabilité. A l’image des majors bancaires, la doyenne des banques tunisienne a payé les frais d’une flambée du coût du risque.

Les investisseurs ont été confortés par la clôture, au début de l’année 2020, à hauteur de 77% de l’augmentation de capital de Carthage Cement, cimenterie publique en difficulté pour laquelle la BT constitue la principale banque créancière. Malgré la revigoration de l’activité de la cimenterie, l’amélioration de sa situation financière, la signature d’un accord de rééchelonnement de ses crédits avec le système bancaire et l’autorisation conditionnée accordée par la BCT aux banques pour distribuer les bénéfices cumulés des exercices 2019 et 2020, le cours de l’action peine à décoller en bourse, préservant son potentiel de revalorisation.